jeudi 24 juin 2010

Le devoir d’être Sourd Québécois

Je vous fais le plaisir de présenter la version originale du texte que j'ai écrit et préparé à l'intention de la lecture publique au Moulin à paroles du 23 juin 2010 au parc Molson, à Montréal dans le cadre des festivités de la Fête nationale du Québec. Je vous laisse lire et envisager l'avenir des Sourds Québécois avec résolution et confiance.

Bonsoir,

Il y a un an, je faisais le rêve que les Sourds soient de la Fête nationale du Québec. Nous vous remercions de nous accueillir. Ce droit de signer, nous allons le prendre.

Tout comme nous aspirons à signer, nous revendiquons le droit à une Option Sourde. Le Moulin à Paroles nous permet de nous retrouver ensemble.

Il n’est pas dit que la lutte pour la survie de la communauté sourde soit gagnée d’avance. L’histoire du Québec nous l’enseigne.

Mondialement, nous existons. Nous partageons plus d’une centaine de langues signées.

Nous avons survécu certaines périodes noires face à un monde qui tentait de nous imposer la parole unilatéralement, sans consultation.

Nous nous souvenons du 11 septembre Sourd, le congrès de Milan. Du 6 au 12 septembre 1880, des intervenants du monde de l’éducation se sont regroupés pour se prononcer sur l’avenir des enfants sourds.

Nous vous rappelons que des professeurs sourds enseignaient déjà à cette époque.

Au congrès de Milan, les participants, qui ont voulu mettre les intervenants sourds de côté, ont proclamé l’enseignement de la parole orale de façon exclusive.

Comme vous voyez, nous sommes plus à l’aise en signant. L’important est d’apprendre dans les langues que nous maîtrisons, de tenir compte des capacités réelles des enfants sourds et du mode de communication qui convienne à chacun. C’est ce principe de l’Option Sourde que nous défendons.

Depuis les années 1970, les signes sont de plus en plus reconnus comme constituant des langues à part entière.

Par la suite, au Québec, nous avons eu accès à l’éducation postsecondaire et nous avons plus de possibilités qu’autrefois.

Nous voulons réussir nos études, aspirer à une vie meilleure et exercer des emplois à la hauteur de nos ambitions.

Nous voulons des professeurs et des directeurs sourds dans nos écoles, des politiciens et des dirigeants d’entreprise sourds, des artistes et des écrivains de la condition sourde, et des Sourds dans tous les domaines où nous pouvons faire preuve de notre savoir-faire.
Nous sommes fiers des nôtres et réclamons le droit à notre différence.

Être Sourd, c’est appartenir à une communauté, la communauté sourde québécoise. Tout comme la communauté québécoise, nous partageons des moments historiques particuliers.

En 1760, la première école sourde était ouverte en France. Aujourd’hui, 250 ans plus tard après la Conquête, nous sommes toujours à réclamer notre appartenance collective.

Unissons les luttes sourdes et québécoises de manière à conquérir notre liberté citoyenne dans la concorde de nos forces mutuelles.

Au Québec, ça prend un premier député et locuteur sourd, voire plusieurs. Nous voulons être représentés fidèlement par les nôtres et conquérir nos aspirations démocratiques.

Nous avons bien sûr la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, qui est sourde d’une oreille et qui connaît un peu la LSQ. Continuons le travail en ce sens et encourageons nos bons coups collectifs.

Au Canada anglais, en Ontario, les Sourds ont déjà eu un premier député, Gary Malkowski. À la fin des années 1980, il a défendu le principe de l’enseignement de l’American Sign Language et de la Langue des signes québécoise.

Au Québec, nous avons deux langues à sauvegarder, le français et la LSQ.

Depuis longtemps, nous revendiquons le droit de signer. Nous militons pour une éducation de qualité. C’est pourquoi nous visons collectivement la reconnaissance de la Langue des signes Québécoise.

Nous devons saisir cette occasion de faire l’histoire du Québec et franchir un nouveau cap dans l’établissement de nos droits collectifs.

Dénonçons l’affaiblissement généralisé de la loi 101 par la Cour Suprême du Canada.
Signifions notre désaccord global du principe du projet de loi 103 du gouvernement Charest qui achèterait un droit à l’éducation subventionnée en anglais et qui minerait la nécessité de préserver le bassin linguistique d’expression francophone.

Opposons-nous énergiquement et sans équivoque à cette dérive inacceptable de nos droits linguistiques.

Les langues signées font également face au phénomène de la fracture sociale.
Nous vivons avec la réalité des implants cochléaires depuis le milieu des années 1980.

Mondialement, nous faisons face à un péril. La survie de la communauté sourde risque d’être compromise s’il n’y a pas un réveil collectif.

Un jour, Raymond Dewar a dit des choses capitales quant aux pistes d’avenir de nos luttes citoyennes sourdes et québécoises.

Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Sourd Québécois prend part à une certaine démarche. Il ne se contentera pas du rôle de spectateur. Il est l’acteur de son avenir collectif.

Sans dire que nous faisons face aux forces de l’argent, du pouvoir médical et des implants ethniques, il nous faudra rectifier certaines idées reçues et poursuivre le travail de sensibilisation, quitte à brasser la cage de nos tabous collectifs.

La devenue surdité de Michel Chartrand nous permet de constater l’absence médiatique des acteurs de notre condition Sourde Québécoise. Nous n’avons d’autre choix que de le dire. Le dernier Moulin à paroles nous permet d’en tenir acte.

Nous avons perdu certaines batailles, nous n’avons certainement pas perdu de vue la pertinence et la nécessité de poursuivre le combat.

Je profite de l’occasion pour dire aux Sourds implantés et à tous ceux-celles qui sont intéressés à apprendre des bases en langue de signes qu’ils sont les bienvenus au sein de la communauté sourde.

En outre, je tends la main aux Sourds, aux communautés culturelles et à tous les Québécois désireux de prendre part à la cause de l’indépendance nationale du Québec et à l’émergence du pays.

Renforcer la Langue des signes québécoise, c’est renforcer la cause du Québec français.
Le bilinguisme sourd qui nous permet d’apprendre une première langue signée favorise ensuite l’apprentissage du français écrit, qui est notre langue seconde. Établissons ce droit et permettons aux Sourds Québécois de s’enraciner au sein de la société.

Démontrons notre solidarité collectivement.

Nous avons pris conscience aujourd’hui de nos différences en tant que Sourds et entendants d’un même peuple, le peuple québécois!

Je vous invite à signer comme moi. Signes Droit. Signes Droit. Signes Droit. Voici comment nous applaudissons dans la communauté sourde. Applaudissements. C’est maintenant que nous nous disons à la prochaine.

AFFIRMER NOTRE LANGUE, C'EST AFFIRMER NOTRE CULTURE!

jeudi 23 juillet 2009

Retour sur le parti de Larocque

Au cours des récentes années, nous avons pu voir la publication de l'ouvrage d'André Larocque, Le parti de René Lévesque. Un retour aux sources. Au premier chef, nous voyons un militant de la première heure déplorer ce que le Parti Québécois est devenu. D'emblée, il faut soulever que M. Larocque est plutôt sévère envers les successeurs de René Lévesque. Il sera alors possible de tenter le dépassement du dogme du parti lévesquiste incurable qui semble agiter l'auteur.

Une fois la déconstruction effectuée, il est possible de voir le positif à travers ce que Larocque dit, ce qu'il veut amener comme propos constructif pour l'avenir de l'indépendance québécoise. Première des choses, l'idéal démocratique fut un fer de lance mutuel qu'André Larocque partagea avec René Lévesque. Cette condition sine qua non à tout moyen d'entreprendre l'indépendance québécoise, bien que noble à sa base même, est sévère. Frapper d'auto-da-fé toute réticence en ce sens est faire preuve d'un certain angélisme face à la realpolitik.


La nécessité de considérer la réalité de paradigme

René Lévesque ayant précédé la première vague politique indépendantiste, nous pouvons l'inscrire dans la ligne de feu du paradigme de la Révolution tranquille. Aux lendemains de la noirceur duplessiste, il a rendu compte d'une nécessité de démocratiser la politique et de faire le ménage dans le financement des partis. Or, comme cette tâche titanesque n'avait pu être conclue lors de son premier séjour au pouvoir (1960-1966), il attendit la prise du pouvoir péquiste.

Le "Vive le Québec libre" du Général De Gaulle ayant tonné, René Lévesque n'eut d'autre choix que de se bouter hors du Parti libéral du Québec à la faveur d'un plaidoyer en faveur de la souveraineté-association, qui fut rédigé dans l'essai politique Option Québec. Alors sans-parti, René Lévesque fut peu à peu amené à composer avec plusieurs franges de l'opposition, le mouvement indépendantiste naissant au Québec, et les rinistes. Tout ce beau monde forma le Parti Québécois à la faveur d'une alliance tacite entre le Mouvement-Souveraineté-Association et le Ralliement National, à l'exclusion du Rassemblement pour l'indépendance nationale.


Le cas du référendum

L'inscription du référendum comme moyen des Québécois d'accéder à leur Option Québec fut teintée par un côté "Cheval de Troie" : Claude Morin, s'inspirant de recommandations émises par des hauts fonctionnaires fédéraux, propagea l'idée de la démarche étapiste, d'inclure l'obligation de consulter la population afin de vérifier son assentiment au projet d'indépendance. La souveraineté-association formulée selon les termes de René Lévesque était avant tout une proposition nouvelle de confédération, d'association entre États égaux, avec le Canada.

Le contentieux de la position de Jacques Parizeau se trouve dans sa réponse face à la doctrine véhiculée par Claude Morin. Avant tout bon soldat, il se rallia à René Lévesque et au parti, croyant faire ce qui était le mieux au regard des circonstances de l'époque. Ce qui ressort toutefois de sa position, c'est qu'il a toujours été avant tout été partisan de l'élection référendaire, ou élection décisionnelle selon le vocabulaire de nos jours.

Le référendum, dans sa forme actuelle, ayant abouti deux fois à l'échec, Parizeau ne se sentait plus lié par le pacte qui l'unissait à la doctrine référendaire de Claude Morin, d'autant plus que ce dernier fut reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent du fédéral moyennant collaboration et échange d'informations. De plus, il rompit d'avec la démarche lévesquiste en ce sens, ce qui n'était pas sans comporter quelque position impopulaire.

À mon interprétation, Parizeau rompit une première fois quand il démissionna à la suite du "Beau risque" proclamé par René Lévesque. Le deuxième acte de rupture vint quand, à la diffusion des résultats du deuxième référendum, Parizeau s'inscrivit comme héritier de la ligne pure et dure riniste en démissionnant de son poste de premier ministre. Il suivait en cela le précédent émis par la lettre de Pierre Bourgault exigeant la démission de René Lévesque au lendemain du premier référendum.


Une position discutable

Le point d'achoppement entre les Lévesque, Bourgault et Parizeau se situe au niveau de la question de la gouvernance provinciale. Selon le premier, l'élection donne le mandat de gouverner l'État, tel qu'il est dans les formes actuelles. Toute modification à sa constitution nécessite une consultation populaire ultérieure. Pour les deux derniers, comme le gouvernement est indépendantiste, ils considèrent que le mandat qui lui est confié, est de faire l'indépendance, voter les lois, et procéder de façon proactive à l'établissement d'un État à part pleine et entière.

René Lévesque cherchait l'adhésion de la population en majorité, que les Québécois-es soient partie prenante à l'établissement de la souveraineté. Suivant ce principe, il est difficile de le contredire. Dans les faits, pourtant, l'élection peut être décisionnelle ou encore comporter une question dite référendaire. L'élection de 1962 le fut : la nationalisation de l'électricité établissait une certaine part de souveraineté. Là où Lévesque échoua, les Parizeau et Bourgault arrivèrent à l'expliquer en actes et positions conséquentes.


Le flirt adéquiste

Avant tout, nous devons l'existence de l'Action démocratique du Québec et de Québec solidaire à l'inachèvement du prochain paradigme révolutionnaire à négocier. À l'instar de René Lévesque et Robert Bourassa, Mario Dumont croyait pouvoir influencer le Québec d'une façon décisive. Se posant en défenseur des intérêts autonomistes du Québec, Dumont faisait le même pari que René Lévesque au moment de sa défection d'avec les libéraux. Il fut curieusement déphasé devant l'intransigeance fédérale. Là où Robert Bourassa faillit présupposément à sa mission historique, Mario Dumont se posa en redresseur de torts. Il dût abdiquer devant le verdict populaire, il y a peu de temps.

André Larocque s'est présenté comme candidat à l'ADQ et conseiller de Mario Dumont il y a quelques années déjà. Il avait fini par retourner au bercail du PQ. Il fut derrière le regain d'intérêt entourant la réforme des institutions démocratiques, notamment en ce qui concerne la question de réforme du scrutin à la proportionnelle. Les gouvernements depuis le Parti Québécois s'étaient intéressés à la question. Pour diverses raisons, en revanche, les réformes ne sont pas venues. En effet, depuis le temps de Duplessis, il est reconnu que la carte électorale favorise les partis à tendance nationaliste.

Il est raisonnable d'affirmer que le fait de ne pas mener cette réforme à terme puisse avoir été bénéfique du point de vue du Parti Québécois qui avait conquis la place de l'alternative au pouvoir aux mains de l'Union Nationale dès 1976. Toutefois, par un certain bégaiement de l'Histoire, l'ADQ s'est posée comme deuxième parti dans les enjeux électoraux en 2007. La joie fut de courte durée cependant, comme l'ADQ a déçu les espoirs de certaines gens de voir ce parti se substituer à l'administration Charest.

Jusqu'à preuve du contraire, les gens en faveur d'une certaine forme de proportionnelle doivent délivrer le fardeau de la preuve comme quoi une réforme ne serait pas sans comporter quelques avantages en faveur d'une clientèle nationaliste, qu'elle soit indépendantiste, autonomiste et/ou confédéraliste. Ce qui est certain, par contre, c'est que le fédéral n'est point disposé, dans le cadre des présents enjeux, à refondre un certain projet de confédération réelle qui verrait le Québec acquérir les pleins pouvoirs d'un État soucieux de ses prérogatives et à l'écart des empiètements fédéraux.

vendredi 17 juillet 2009

Quelle nébuleuse?

Il y avait des mois, des années même qu'un tel livre était voué à voir le jour. Si nous devons en croire La Nébuleuse. Petit voyage au coeur des relations non recommandables de Jean Charest, tout est à recommencer. Non seulement le scandale des commandites n'aura pas suffi, il aura même au contraire servi le pouvoir "en place". Le plus de personnes seront au courant, mieux ce sera. Là-dessus, Patrick Bourgeois est digne de mention.

Le journal Le Québécois a pris expansion au cours des dernières années : maintenant, en plus des éditions du Québécois, nous pouvons compter sur le Réseau de résistance du Québécois. Avec eux, pas de timidité sur les moyens à utiliser en vue de parvenir aux objectifs d'indépendance politique du Québec. D'ailleurs, nous devons l'annulation de la cérémonie de commémoration prévue sur les Plaines d'Abraham entre autres à l'activisme de ce groupe militant.

Malgré que Patrick Bourgeois soit régulièrement consulté par les différents groupes médiatiques de masse, ses livres trouvent un haro médiatique. Non seulement ils semblent frappés d'interdit, mais en plus, il doit composer avec les atrocités verbales de ceux-celles qui protègent l'ordre régnant. À l'instar de Pierre Falardeau, nous semblons vouloir faire de Patrick Bourgeois un intouchable au sens des castes hindoues. Pour cette raison, le scepticisme semble être la seule attitude de base possible.


Dans La grande peur de la télévision : le livre de Jacques Keable, nous pouvons interroger les rapports qu'entretiennent la nébuleuse du pouvoir évoquée dans l'ouvrage portant sur Jean Charest et ses acolytes. Non seulement la télé refuse de montrer l'image d'un livre soi-disant trop dangereux pour l'état de la démocratie, mais l'ensemble des médias contrôlés par l'industrie médiatique fédéralo-corporative. Nous pouvons prendre à témoin l'entente confidentielle conclue entre La Presse et Radio-Canada dont Patrick Bourgeois a pu obtenir copie.


Tant et aussi longtemps que l'on ne s'attaquera pas de façon efficace aux dogmes de la neutralité journalistique illusoire au Québec, nous ressentirons les contrecoups du biais journalistique observé. Qu'il s'agisse du livre québécois ou encore de l'opinion démocratique, nous devrons bâtir sur nos revers de fortune. Patrick Bourgeois a fait une oeuvre de pionnier dans le domaine. Il a beau vouloir pasticher Michel Chartrand, il n'en reste pas moins que sa plume incisive nous renvoie constamment à l'iniquité de notre citoyenneté.

Les hommes du président : la consécration de Frost/Nixon

Récemment, nous avons pu voir le film-documentaire Frost/Nixon. La question n'est pas de savoir si le film est bon, il est même excellent. C'est plutôt de demander si le film aurait pu être aussi bon s'il n'y avait pas eu le précédent Les hommes du président. Ce film des années 1970 dévoile les dessous de l'enquête journalistique menant au scandale du Watergate et à la démission de l'ex-président Richard Nixon.














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Une entrée en matière dans l'univers obscur des relations et abus de pouvoir

Pour ceux qui ne le savaient pas déjà, Richard Nixon a abusé de la confiance des citoyens états-uniens. L'ex-candidat, malheureux de sa confrontation avec JFK, a fait preuve d'un appétit vorace pour le pouvoir. Allant même jusqu'à cambrioler les quartiers généraux des Démocrates par l'entremise de quelques hommes de main, deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein, finissent par découvrir le pot aux roses. La confiance envers les politiciens des États-Unis en a été gravement entachée.

Durant le film, nous pouvons nous saisir d'une atmosphère particulière. Réalisant le film quelques années à peine après les exactions commises par l'administration Nixon, nous fûmes à même d'immortaliser les moments cruciaux. Nous pouvons examiner le travail des journalistes, la dynamique d'une salle de nouvelles, et les méthodes utilisés en investigation. Du journalisme d'enquête à son meilleur : c'est ce qui transparaît des images du film.

Quand nous pouvons voir la composante humaine qui transfigure le déroulement de l'enquête, c'est alors que nous nous rendons compte d'une certaine responsabilité collective à prendre. Toute exigence de liberté s'accompagne d'un sens du devoir, et c'est ce que le film nous enseigne. De plus, en mettant le film Frost/Nixon en parallèle, nous pouvons apprécier la sobriété des images dans Les hommes du président.



Aparté

La femme, membre du comité de réélection, crache le morceau. Mitchell, ministre de la Justice, est happé au passage. Gorge Profonde, depuis lors reconnu du nom de W. Mark Felt, donne des sueurs froides à Bob Woodward, journaliste assigné à l'enquête. Nous avons souvenir d'une voiture vrombissant dans le stationnement souterrain, au lieu de leurs rencontres anonymes. Dès lors, les inscriptions sur le clavier peuvent être lues en toute démocratie de cause.