vendredi 17 juillet 2009

Les hommes du président : la consécration de Frost/Nixon

Récemment, nous avons pu voir le film-documentaire Frost/Nixon. La question n'est pas de savoir si le film est bon, il est même excellent. C'est plutôt de demander si le film aurait pu être aussi bon s'il n'y avait pas eu le précédent Les hommes du président. Ce film des années 1970 dévoile les dessous de l'enquête journalistique menant au scandale du Watergate et à la démission de l'ex-président Richard Nixon.














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Une entrée en matière dans l'univers obscur des relations et abus de pouvoir

Pour ceux qui ne le savaient pas déjà, Richard Nixon a abusé de la confiance des citoyens états-uniens. L'ex-candidat, malheureux de sa confrontation avec JFK, a fait preuve d'un appétit vorace pour le pouvoir. Allant même jusqu'à cambrioler les quartiers généraux des Démocrates par l'entremise de quelques hommes de main, deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein, finissent par découvrir le pot aux roses. La confiance envers les politiciens des États-Unis en a été gravement entachée.

Durant le film, nous pouvons nous saisir d'une atmosphère particulière. Réalisant le film quelques années à peine après les exactions commises par l'administration Nixon, nous fûmes à même d'immortaliser les moments cruciaux. Nous pouvons examiner le travail des journalistes, la dynamique d'une salle de nouvelles, et les méthodes utilisés en investigation. Du journalisme d'enquête à son meilleur : c'est ce qui transparaît des images du film.

Quand nous pouvons voir la composante humaine qui transfigure le déroulement de l'enquête, c'est alors que nous nous rendons compte d'une certaine responsabilité collective à prendre. Toute exigence de liberté s'accompagne d'un sens du devoir, et c'est ce que le film nous enseigne. De plus, en mettant le film Frost/Nixon en parallèle, nous pouvons apprécier la sobriété des images dans Les hommes du président.



Aparté

La femme, membre du comité de réélection, crache le morceau. Mitchell, ministre de la Justice, est happé au passage. Gorge Profonde, depuis lors reconnu du nom de W. Mark Felt, donne des sueurs froides à Bob Woodward, journaliste assigné à l'enquête. Nous avons souvenir d'une voiture vrombissant dans le stationnement souterrain, au lieu de leurs rencontres anonymes. Dès lors, les inscriptions sur le clavier peuvent être lues en toute démocratie de cause.

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