vendredi 17 juillet 2009

Quelle nébuleuse?

Il y avait des mois, des années même qu'un tel livre était voué à voir le jour. Si nous devons en croire La Nébuleuse. Petit voyage au coeur des relations non recommandables de Jean Charest, tout est à recommencer. Non seulement le scandale des commandites n'aura pas suffi, il aura même au contraire servi le pouvoir "en place". Le plus de personnes seront au courant, mieux ce sera. Là-dessus, Patrick Bourgeois est digne de mention.

Le journal Le Québécois a pris expansion au cours des dernières années : maintenant, en plus des éditions du Québécois, nous pouvons compter sur le Réseau de résistance du Québécois. Avec eux, pas de timidité sur les moyens à utiliser en vue de parvenir aux objectifs d'indépendance politique du Québec. D'ailleurs, nous devons l'annulation de la cérémonie de commémoration prévue sur les Plaines d'Abraham entre autres à l'activisme de ce groupe militant.

Malgré que Patrick Bourgeois soit régulièrement consulté par les différents groupes médiatiques de masse, ses livres trouvent un haro médiatique. Non seulement ils semblent frappés d'interdit, mais en plus, il doit composer avec les atrocités verbales de ceux-celles qui protègent l'ordre régnant. À l'instar de Pierre Falardeau, nous semblons vouloir faire de Patrick Bourgeois un intouchable au sens des castes hindoues. Pour cette raison, le scepticisme semble être la seule attitude de base possible.


Dans La grande peur de la télévision : le livre de Jacques Keable, nous pouvons interroger les rapports qu'entretiennent la nébuleuse du pouvoir évoquée dans l'ouvrage portant sur Jean Charest et ses acolytes. Non seulement la télé refuse de montrer l'image d'un livre soi-disant trop dangereux pour l'état de la démocratie, mais l'ensemble des médias contrôlés par l'industrie médiatique fédéralo-corporative. Nous pouvons prendre à témoin l'entente confidentielle conclue entre La Presse et Radio-Canada dont Patrick Bourgeois a pu obtenir copie.


Tant et aussi longtemps que l'on ne s'attaquera pas de façon efficace aux dogmes de la neutralité journalistique illusoire au Québec, nous ressentirons les contrecoups du biais journalistique observé. Qu'il s'agisse du livre québécois ou encore de l'opinion démocratique, nous devrons bâtir sur nos revers de fortune. Patrick Bourgeois a fait une oeuvre de pionnier dans le domaine. Il a beau vouloir pasticher Michel Chartrand, il n'en reste pas moins que sa plume incisive nous renvoie constamment à l'iniquité de notre citoyenneté.

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